Le cheikh Al-islām Ibn taymiyyah (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit parlant de celui qui délaisse la prière :

Quant au cas où on ne l’a pas appelé à la prière et qu’il ne s’est pas abstenu (1), alors aucun jugement parmi les jugements qui s’appliquent aux apostats ne s’appliquera sur lui. C’est pour cela qu’on n’a jamais connu (dans l’histoire de l’islam) qu’une personne parmi ceux qui délaisse la prière n’a pas été lavée après sa mort [par les musulmans], qu’on a délaissé la prière sur elle et qu’on ne l’a pas enterrée avec les musulmans ou encore qu’on a empêché ses héritiers d’hériter d’elle ou que son sang n’ait eu aucune valeur à cause de cela, malgré le grand nombre de personnes qui délaissent la prière à chaque époque, et la communauté ne peut pas se réunir (être unanime) sur un égarement. (2). Certains de nos compagnons (ḥanābila ) ont compris des textes indiquant l’espoir (pour celui qui délaisse la prière d’être sauvé de l’éternité en enfer) qu’il s’agit de cette catégorie de personnes. (3)

Source : Charh Al-ʿoumda 1/108

Traduction : Muhammad Wora.

[1] C’est-à-dire tant que le dirigeant ou celui qu’il a désigné (pour faire cette tâche) ne l’a pas encore appelé afin de lui demander de choisir entre la prière et le fait qu’il soit tué et qu’il refuse de prier et préfère être tué.

[2] Le but ici n’est pas de détailler la position du cheikh Al-islām Ibn taymiyyah sur le jugement de celui qui délaisse la prière, je l’ai fait dans l’audio n°19 de la traduction du livre du cheikh Rabee « les paroles textuelles réfutant les ambiguïtés et les troubles provenant des ḥaddadiyyah » lorsque j’ai lu cette parole susmentionée. Le but ici est juste de mentionner ce consensus cité par le cheikh Al-islām Ibn taymiyyah et qui a d’ailleurs été cité aussi par Ibn Qoudāmah avant lui afin qu’on puisse faire le lien avec ce que le cheikh Al-Albāni a dit.

[3] C’est-à-dire que celui qui délaisse la prière et qui n’est pas considéré mécréant c’est celui qui n’a pas été appelé par le dirigeant ou par celui qu’il a désigné pour le faire et qui n’a pas préféré la mort à la prière, or aujourd’hui les dirigeants n’appliquent pas cette sentence là comme l’a fait comprendre le cheikh Al-Albāni, revificateur de notre époque, d’ailleurs on a pas connaissance que cela a été appliquée même auparavant et Allah est le plus savant.

قال شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله:

فأما إذا لم يدع ولم يمتنع فهذا لا يجري عليه شيء من أحكام المرتدين في شيء من الأشياء ولهذا لم يعلم أن أحدا من تاركي الصلاة ترك غسله والصلاة عليه ودفنه مع المسلمين ولا منع ورثته ميراثه ولا إهدار دمه بسبب ذلك مع كثرة تاركي الصلاة في كل عصر والأمة لا تجتمع على ضلالة وقد حمل بعض أصحابنا أحاديث الرجاء على هذا الضرب.

المصدر: شرح العمدة ١٠٨/٣

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